PROCÈS VERBAL DE LA RÉUNION, PARTIE IV


Communiqué de presse des Nations Unies REF/814. 21 juillet 1979.

Réunion sur les Réfugiés et les Personnes Déplacées dans l’Asie du Sud-Est se termine à Genève par un discours du Secrétaire général Kurt Waldheim.

(Reçu du Service de l’information des Nations Unies, Genève)

« Notre objet lors de cette réunion a été d’essayer d’inverser le cours de cette tragédie, et je crois que nous sommes maintenant sur la bonne voie pour le faire » a affirmé le Secrétaire général Kurt Waldheim dans son discours de conclusion cette après-midi, le 21 juillet, à la fin de la réunion internationale de deux jours sur le problème des réfugiés et des personnes déplacées en Asie du Sud-Est.

La réunion, sans précédent dans l’histoire des Nations Unies, a été assistée par les représentants de 65 pays préoccupés par « la grave crise qui existe dans l’Asie du Sud-Est ». Les participants ont cherché à réduire la détresse des centaines de milliers de réfugiés et personnes déplacées dans la région. En termes pratiques, ceci signifie que dans les prochains mois des dizaines de milliers de réfugiés quitteront les camps actuels pour commencer une nouvelle vie. Mais l’étendue du problème est beaucoup plus large. Pour le résoudre, il faudra des politiques humaines par tous ceux qui y sont concernés, le respect de certains principes fondamentaux et l’application d’un plan d’action qui serait basé sur les diverses propositions présentées au cours de la réunion.

« J’estime », a dit le Secrétaire général, « que la réunion a joué un rôle très utile pour clarifier et souligner l’interdépendance de divers éléments et je suis confiant qu’ils peuvent être et seront conciliés dans le cadre d’un plan d’action global. » Soulignant certains aspects importants du plan, il a dit : « Premièrement, il faut rapidement travailler pour réduire le retard, ce qui peut uniquement se faire par un accueil beaucoup plus grand et plus rapide que celui offert jusqu’à présent. Deuxièmement, l’accord entre le Vietnam et le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (HCR) pour le départ organisé devrait être élargi.

Troisièmement, une grande avancée a été réalisée lors de cette réunion pour l’établissement de centres de transit.

« Quatrièmement, le secours en mer mérite une attention particulière. Je note avec reconnaissance l’action noble et humaine prise par plusieurs pays qui ont envoyé des navires dans la région pour secourir les réfugiés en détresse. »

« Évidemment, les conclusions auxquelles nous sommes arrivés au cours de cette réunion ne peuvent pas être la fin de nos efforts. Mais mon intention est de présenter à la prochaine Assemblée générale un rapport global sur la situation et l’application du plan d’action.

« Je suis certain que nous avons établi les bases pour la résolution de l’une des expériences les plus tragiques auxquelles le monde ait été confronté. »

POUL HARTLING, le Haut Commissaire aux réfugiés des Nations Unies, a dit que la réunion indiquait que la communauté internationale était passée à une « nouvelle phase » dans ses efforts pour aider les réfugiés indochinois et que ces réfugiés savent maintenant qu’on ne les a pas abandonnés.

« Dans les semaines précédant cette réunion », a-t-il dit, « et au cours de celle-ci, nous avons appris l’augmentation véritablement spectaculaire du nombre de places d’accueil offerts aux réfugiés. Ceux-ci sont passés de 125 000 à la fin du mois de mai à 260 000 aujourd’hui. » 

M. Hartling a dit, peu avant la réunion, que le HCR déplaçait plus de 10 000 personnes par mois. « Dès que possible », a-t-il dit, « nous essayerons d’en transporter 20 000 à 30 000 par mois. » Le Haut Commissaire a promis aux représentants un plan technique « pour générer un taux de départs rapide et systémique et d’utiliser les nouvelles offres au maximum.»

Il a dit qu’une « proposition importante » a été faite en ce qui concerne un fonds majeur pour parvenir à des solutions permanentes. « Il pourrait être d’une grande aide à nos efforts au nom des réfugiés dans tous les pays en voie de développement. » Les nouvelles promesses d’une somme totale de 160 millions de dollars en espèces et en nature « encourageaient » le Haut Commissaire qui a dit qu’elles faciliteraient considérablement la situation financière de son bureau.

M. Hartling a souligné que le départ de réfugiés dans le cadre de l’accord avec le Vietnam « ne devrait aucunement réduire la priorité de ceux qui se trouvent dans les camps de l’Asie du Sud-Est. »

Le Haut Commissaire a également noté les offres par des gouvernements pour mettre à sa disposition du personnel et a dit qu’un « mécanisme permanent de coordination permettra de regrouper nos collègues dans le système des Nations Unies, le Comité intergouvernemental pour les migrations européennes (CIME), le Comité international de la Croix-Rouge, la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge et d’autres du secteur non gouvernemental.

Le Haut Commissaire a promis que « le suivi sera à la hauteur du défi ».

HARALDUR KROYER, Représentant permanent de l’Islande à Genève : Le fait même de tenir la réunion a poussé plusieurs pays à redoubler leurs efforts pour aider aux réfugiés indochinois. « On espère qu’elle suscitera davantage la conscience et la compassion de l’opinion publique pour faciliter l’accueil des réfugiés dans une atmosphère favorable à leur intégration harmonieuse dans leur nouvel environnement. »

Il a noté que l’Islande n’a jamais accueilli des réfugiés de pays non européens et qu’elle est « située dans un splendide isolement dans le cercle arctique, elle est plutôt froide et désagréable, non seulement par son nom, mais aussi son rude climat. »

Néanmoins, l’Islande accepte d’accueillir 30 réfugiés de l’Asie du Sud-Est et se prépare déjà à les accueillir. Financièrement, l’Islande augmente sa contribution au Haut Commissariat aux réfugiés de 50 pour cent.

Son pays ne croit pas qu’il y ait un besoin d’établir de nouveaux organismes pour gérer la situation et que ceci peut mieux se faire en renforçant le HCR.

A. LEAL DE COSTA LOBA, Directeur général intérimaire des Affaires politiques du Portugal : Le Portugal est toujours en train d’absorber plus d’un demi-million de personnes de ses anciennes colonies et Macao a en ce moment 3500 réfugiés, soit 1 pour cent de sa population.

Par conséquent, Macao peut seulement servir de centre de transit pour les personnes déplacées. Mais vu la gravité de la situation, le Portugal élève à 5000 le seuil maximal de réfugiés et Macao devrait donc bénéficier d’un quota vers les pays d’accueil permanent.

Le départ de personnes qui veulent rejoindre leurs familles n’est pas chose courante dans le cas des réfugiés indochinois. Puisque l’exode ne s’arrêtera pas brusquement, le Haut commissariat doit disposer de ressources financières et humaines adéquates pour accomplir sa tâche durant l’étape de transit.

Une autre proposition était que les pays d’accueil permanent n’utilisent pas de critères discriminatoires dans leur politique d’accueil.

JOHN C. NOEL, Ministre du développement urbain de la Papouasie-Nouvelle-Guinée : Il se réjouit particulièrement du procédé pour les réfugiés initié par l’Indonésie et les Philippines « parce que c’est l’un des moyens d’alléger les fardeaux qui pèsent sur les pays de la région ».

« Le gouvernement de la Papouasie-Nouvelle-Guinée appuie l’appel par l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) aux Républiques socialistes du Vietnam et du Kampuchéa de cesser immédiatement de créer des circonstances qui poussent des milliers de personnes à quitter leur patrie. »

« Il n’est pas étonnant que maintenant les pays de l’ANASE et d’autres réagissent très fortement au problème, et que les réfugiés sont devenus des victimes d’un affrontement de volontés. » Son gouvernement appuie la proposition que les pays devraient réaffecter leur aide de Vietnam vers l’accueil des réfugiés.

Son gouvernement a également indiqué sa volonté de contribuer à la hauteur de 300 000 $ au Haut Commissariat aux réfugiés pour aider à établir les centres de transit proposés par les pays de l’ANASE.

C.R. GHAREKHAN, Représentant permanent de l’Inde à Genève : La réunion doit se concentrer sur ses buts humanitaires, car la politique ne fera que la détourner de son objectif principal — « un appui international maximal à des mesures concrètes pour améliorer la situation tragique ».

L’Office du Haut Commissariat aux réfugiés doit être loué pour ses « efforts soutenus, sincères et dévoués ». Son gouvernement considère actuellement la possibilité d’offrir une contribution appropriée en nature « en gage de notre solidarité avec la communauté internationale dans le domaine humanitaire ».

KAZEM RADJAVI, chef de la délégation de la République islamique d’Iran : Son pays donne son soutien sans réserve aux efforts des Nations Unies sur le sujet et sur l’action entreprise par le Secrétaire général.

L’Iran a récemment quadruplé ses contributions au programme du Haut Commissaire aux réfugiés « et n’hésitera jamais » à appuyer ses « actions efficaces et humanitaires au profit de tous les réfugiés, où qu’ils soient ».

Il a annoncé une contribution de 90 000 $ au programme indochinois. Il est conscient que cette somme n’est que « symbolique » compte tenu de l’austérité économique actuelle de son pays.

KAMRAN IMAN, Ambassadeur du Ministère des Affaires étrangères de la Turquie : La Turquie a été satisfaite de voir que l’emphase durant ce débat a été mis par presque tous les intervenants sur l’aspect humanitaire de la question et qu’on a veillé à ne pas faire de références injustifiées à ses aspects politiques. Si cette réunion a été un succès, c’est largement grâce à l’esprit de conciliation et de coopération qui a en général été témoigné.

La Turquie est reconnaissante des efforts sincères qui ont été faits par les pays les plus directement concernés afin de parvenir à une solution concertée du problème. Les propositions concrètes faites par ces pays, qui partagent plusieurs points, devraient être examinées en profondeur par le Secrétaire général et le Haut Commissaire et devraient avoir un suivi rapide afin de mener à une solution adéquate.

Les gouvernements des pays de premier asile doivent être félicités pour les mesures qu’ils ont prises dans de circonstances difficiles pour héberger de grands nombres de personnes qui ont pris refuge sur leurs territoires. En particulier, la Turquie se réjouit de la décision des Philippines et de l’Indonésie pour rendre disponible au HCR des îles qui serviront d’asile temporaire aux réfugiés. Dans cette optique, la proposition pour établir des centres de triage sous les auspices du HCR est une proposition constructive et devrait faciliter la tâche de cheminer les réfugiés à leurs places d’accueil permanent. La Turquie soutient pleinement la proposition faite ce matin pour l’établissement d’un fonds international pour les réfugiés.

R. BOUDJAKI, Représentant permanent de l’Algérie à Genève : Il félicite la réunion pour s’être « presque unanimement » accordée sur l’idée que la communauté internationale devrait créer les conditions qui mèneront à l’installation permanente de ces personnes sans abris dans d’autres pays.

Un grand nombre de Vietnamiens ont atteint un tel niveau d’aliénation en vivant sous les occupations de grandes puissances qu’ils ne peuvent pas accepter les options politiques choisies par la majorité des personnes du Vietnam. Ils ne semblent pas non plus disposés à découvrir leur caractère original et prendre part à la reconstruction indispensable pour la survie de la nation vietnamienne toute entière.

Une certaine catégorie de la population vietnamienne est fascinée par les avantages d’un certain mode de vie, une certaine philosophie et d’autres choses qui laissaient peu de place à la culture traditionnelle. Ce mode de vie n’est rien de plus qu’une « grotesque caricature » de la vie occidentale rendue possible au cours des années d’une riche économie de guerre.

Les pays de premier asile ont fait plus que leur part pour aider et leur patience a été encore mise à l’épreuve par le manque de vitesse pour aider à alléger la situation par les pays directement responsables.

En raison de la complicité de certaines puissances, le peuple palestinien est prisonnier sur son propre territoire et 2 millions ont été forcés à l’exile. Il faut également se rappeler qu’il y a 4 millions de réfugiés africains que le colonialisme et l’apartheid ont chassé de leur terre et qui vivent dans des conditions précaires.

Il espère qu’un jour tous ces millions de personnes déracinées bénéficieront d’une plus grande sollicitude de la part de la communauté mondiale.

A. MCHUMO, Vice-ministre, Ministère des Affaires internes de la République unie de Tanzanie : La Tanzanie a actuellement plus de 200 000 réfugiés de divers pays voisins qui ont été déracinés de leurs foyers dans des circonstances qui ne sont pas très différentes de celles des réfugiés sud-est asiatiques. Malgré notre sympathie et compréhension envers les réfugiés sud-est asiatiques, la Tanzanie se sent tenue de souligner l’incohérence déroutante de la réponse et de l’attention que la communauté internationale a accordé au problème des réfugiés venant de l’Asie du Sud-Est par rapport au problème des réfugiés dans le reste du monde.

La Tanzanie appuie les propositions faites lors de cette réunion pour alléger la détresse des réfugiés en Asie du Sud-Est. La Tanzanie est prête à rendre disponible son expérience là où elle pourrait être requise. Cette expérience a été acquise au cours de plus de 17 ans face aux problèmes de réfugiés. La Tanzanie rend hommage aux pays dans l’Asie du Sud-Est qui ont trouvé la possibilité, par leurs moyens limités, d’offrir de l’aide aux réfugiés et aux autres pays qui ont accepté d’offrir des foyers pour les réfugiés.

Il faut, cependant, faire la distinction entre les propositions particulières qui cherchent à résoudre les problèmes des réfugiés de l’Asie du Sud-Est et les propositions qui apporteraient de l’aide aux réfugiés dans le monde entier.

La Tanzanie appuie la proposition faite par l’Australie, les États-Unis et d’autres délégations pour établir un fonds international pour l’accueil des réfugiés sud-est asiatiques.

Il y a environ 4 millions de réfugiés en Afrique. Il y a des milliers de réfugiés dans d’autres parties du monde. Au vu de ces faits, le fonds international proposé devait être pour l’accueil de tous les réfugiés à travers le monde. Le fonds devrait être disponible pour le rapatriement, la relocalisation et l’accueil des réfugiés en Asie du Sud-Est, en Afrique, en Asie et d’autres parties du monde.

SIR MURRAY MACLEHOSE, Gouverneur de Hong Kong et membre de la délégation du Royaume-Uni : Hong Kong offre maintenant le refuge à 66 000 boat people de Vietnam et il n’y a pas de réfugiés d’autres pays.

Le taux d’arrivée des réfugiés a diminué considérablement dans les derniers jours, et il espère que ceci représente une politique permanente du Vietnam pour limiter les départs de personnes de son territoire.

Hong Kong est une société surpeuplée mais dynamique. Le problème des réfugiés devrait être perçu dans l’optique d’obligations séparées mais liées.

Hong Kong, en tant que lieu de premier asile, a pleinement accompli ses obligations. Il a également fait ce qu’il pouvait pour loger et nourrir ceux que le Haut Commissariat aux réfugiés n’a pas été en mesure de prendre sous sa responsabilité.

L’humanité n’est pas seulement pour ceux qui accueillent les réfugiés. Elle est également pour ceux qui créent les conditions qui amènent des personnes à devenir des réfugiés. Les problèmes de la région ne peuvent pas être résolus avant que le flot de réfugiés ne soit arrêté, et arrêté de manière humaine.

La convocation de cette conférence et les engagements pour un accueil plus substantiel et un financement accru du HCR ont déjà apporté un grand encouragement à ceux qui doivent directement faire face au problème des réfugiés du Vietnam.

CLAUDE CHEYSSON, Commissaire de la Communauté économique européenne : Au nom des membres du Parlement européen récemment élus et à leur demande, a exprimé sa profonde préoccupation et son sentiment d’engagement par rapport à la détresse et la souffrance des réfugiés de l’Asie du Sud-Est et toutes les autres personnes qui ont été forcés à l’exile et à la pauvreté par les changements révolutionnaires, les guerres et les événements dramatiques. Le premier débat d’un parlement élu par 260 millions d’Européens a été entièrement dévoué à la question des réfugiés de l’Asie du Sud-Est et à travers le monde.

La Communauté européenne a offert des programmes d’aide alimentaire dans 40 pays très pauvres du tiers-monde, ce qui représente quelques 900 millions de dollars. Une somme de 150 millions de dollars a été réservée par la Communauté pour réduire la souffrance de 3,5 millions de réfugiés dans le Proche-Orient, l’Amérique latine et l’Afrique.

Dans le budget de 1979 de la Communauté, quelques 16 millions de dollars ont été réservés pour divers organismes pour aider aux réfugiés au Kampuchéa, Laos et d’autres pays de l’Asie du Sud-Est.

En plus de l’engagement normal, 7 millions de dollars ont été fournis en espèces dans les derniers trois mois pour aider à couvrir les coûts du Haut Commissariat aux réfugiés, et 8000 tonnes de riz et 1500 tonnes de lait en poudre ont été donnés pour couvrir 50 pour cent des besoins alimentaires des réfugiés dans la région pour la période de juin à août 1979.

E.V. BIGHINATTI, Sous-secrétaire général de la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge : La Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge est actuellement très impliquée auprès des Gouvernements de l’ANASE, du HCR et des Croix-Rouges nationales de l’ANASE, ainsi que des Sociétés du Croissant-Rouge dans les pays de premier asile. Conformément aux besoins locaux, ces services comprennent l’aide médicale pour la gestion des camps de réfugiés, la distribution alimentaire, le logement, les vêtements, les soins de santé, les soins médicaux et sociaux, l’aide spéciale aux groupes vulnérables, la distribution d’autres produits essentiels, la formation langagière et l’éducation, les activités récréatives, les services de formation et de poste, les logistiques et les communications. Le personnel des Croix-Rouge nationales et internationales réalisent ces tâches. Ces services essentiels seront aussi, bien sûr, rendus disponibles aux nouveaux centres de traitement et de transit proposés par les intervenants précédents.

La Ligue souligne les besoins des populations locales dans les pays de premier asile qui vivent près des camps de réfugiés ou des centres de transit dont les besoins sont égaux à ceux des réfugiés et qui doivent être satisfaits afin d’assurer un environnement harmonieux.

Dans les pays d’accueil permanent, les Sociétés de la Croix-Rouge nationales sont très impliquées dans l’accueil immédiat des réfugiés. Ils les aident par des programmes d’orientation pour l’intégration dans leur nouvel environnement, fournissent des services sociaux tels que la localisation pour le regroupement familial, l’aide d’urgence pour les besoins immédiats, la nourriture et les vêtements, et coopèrent avec les gouvernements et d’autres organismes volontaires pour fournir de l’aide associé aux besoins de la relocalisation à long-terme.

Une coordination étroite sera continuée et maintenue entre le Haut Commissaire aux réfugiés et la Croix-Rouge internationale à la fois à Genève et sur le terrain. Toutes ces activités, en plus des autres services qui seront requis, continueront et seront élargies au fur et à mesure que les circonstances et les besoins émergent.

ALEXANDRE HAY, Président du Comité de la Croix-Rouge internationale : Il est nécessaire d’effectuer, aussi rapidement que possible, un programme d’aide pour la population civile du Cambodge sur la base de principes humanitaires d’impartialité et de non-discrimination. Le Comité de la Croix-Rouge internationale a envoyé une délégation au Cambodge pour établir un programme de protection et d’aide. Cette action humanitaire doit être mise sur pied rapidement et doit être exécutée dans une large mesure sur le territoire du Cambodge conformément aux procédures de la Croix-Rouge internationale.

Le Comité de la Croix-Rouge internationale requiert un soutien moral et financier de la communauté internationale pour réaliser ce programme. En outre, le Comité a besoin de la confiance, la coopération et les installations d’accès de tous les parties impliquées dans le conflit. Ceci est un besoin essentiel pour effectuer cette action humanitaire.

Comme le Comité de la Croix-Rouge internationale l’a déjà annoncé dans son appel du 15 juin, des programmes d’aide massives doivent être mis en œuvre pour les pays d’origine des réfugiés où la population, jusqu’à aujourd’hui, a continuellement souffert de toutes les conséquences des conflits qui ont été infligées dans cette région au cours des dernières années. Le Comité apportera également de l’aide à la population du Vietnam en sachant que lorsque la souffrance humaine se produit, elle doit être allégée.

Les représentants du Comité économique européen (CEE), la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme alimentaire mondial (PAM), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le ICEM, le Conseil International des Agences Bénévoles (CIAB) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), qui étaient les derniers intervenants à la réunion de samedi après-midi, ont décrit les activités de leurs organismes pour soutenir les réfugiés de l’Asie du Sud-Est et ailleurs. Ils ont exprimé leur volonté à contribuer activement vers une résolution du problème des réfugiés en Asie du Sud-Est et ont fait remarquer les divers aspects du problème.

En particulier, le représentant du FAO a fait appel pour l’établissement d’un programme « d’aide alimentaire d’urgence à grande échelle » pour le Kampuchéa où « la famine est une réalité », tandis que le représentant de l’UNICEF a annoncé que son organisme a réservé quelques 0,5 millions de dollars pour offrir de l’aide aux enfants et aux mères dans la région.

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S-0901-0007-02-00001 Indo-China peninsula – Country files – Kampuchea – meeting on refugees and displaced persons in Southeast Asia, 18/06/1979–06/08/1979